Le management Agile : késako ?

Le management Agile : késako ?

Vous avez forcément déjà entendu parler de l’Agilité ces dernières années : cette méthode de travail innovante et qui semble exclusivement réservée au monde de l’informatique.

Si pour vous l’agilité n’est qu’une caractéristique physique ou du jargon de développeur obscur, vous êtes au bon endroit !  

Izyfree s’est rendu à la conférence sur le management agile organisée par l’IAE Lille le 21 janvier afin de mieux comprendre cette méthode de plus en plus adoptée par les entreprises.

Une tendance exponentielle

Selon Joachim Schöpfel, co-auteur de l’article « Former à la numérisation agile », le terme « méthode agile » dépasserait de plus en plus, en termes de recherches sur Google, le terme « cahier des charges », montrant l’intérêt grandissant à l’égard de l’Agilité comparé aux méthodes plus traditionnelles.

Il existerait des milliers de publications sur les projets agiles depuis la fin des années 1980, majoritairement dans le domaine informatique, mais aussi dans le domaine du business, ou encore de l’intelligence artificielle ! L’Agilité touche également la gestion de projet (nous passons de la destination connue dès le commencement du projet à la destination co-construite : le projet peut très bien connaître des transformations en cours de route), le management (notamment avec le Lean management) et également la philosophie (où le concept de Praxis d’Aristote est confronté à la réflexion avant l’action de Platon). Bref, vous l’avez compris, cette méthode n’est donc pas uniquement réservée à nos chers geeks !

Joachim Schöpfel insiste : “l’Agilité, ce n’est pas seulement qu’une méthode, c’est aussi un cadre, celui d’être dans une transformation en continue et en co-construction avec le client, mais aussi avec les usagers. Il s’agit de voir où il est possible d’aller ensemble, de mettre en avant l’individu plutôt que le process”. La flexibilité devient alors un réel avantage, source de potentiels.

 

Les gains de l’Agilité

Baptiste Lecocq, Scrum Master, reproche quant à lui les nombreux bugs et la lenteur des projets liés aux cahiers des charges qui devaient être respectés scrupuleusement. Il ajoute à cela qu’en Agilité, on ne dit pas « projet » mais « produit » : les projets ayant une date de fin tandis qu’un produit dure dans le temps.

Mais alors, comment se mettre à l’Agilité ? « Il faut commencer par mettre les gens ensemble et les faire communiquer entre eux » affirme Baptiste Lecocq. Les mails et les messageries, telles que Skype ou Slack, seraient contre-productives. Pour favoriser les échanges, allez voir directement voir vos collègues ! Cela apportera un gain de confiance et de transparence. 

Il faudra aussi être capable de créer rapidement de la valeur avec des itérations très courtes, être autonome, qualificatif, réactif au besoin et également savoir gérer les risques.

Nous pouvons retrouver ces principes dans le Manifeste Agile. C’est une véritable référence dans l’univers de l’Agilité qui a été rédigée par 17 spécialistes du développement logiciel et regroupe 4 valeurs et 12 principes fondateurs de l’Agilité

 

Comment mettre en place l’Agilité au quotidien ?

« Rien de bien compliqué ! » selon Pierre-Philippe Beauchemin, coach Agile. Il définit le cycle PDCA :

  • Plan : lister et planifier toutes les actions à effectuer
  • Do : mettre en œuvre chacune des actions listées précédemment
  • Check : vérifier que tout est bien fait
  • Act : s’améliorer

Et les avantages sont nombreux ! Entre autres des résultats satisfaisants à la clé, une méthode rapide à mettre en place qui créé plus d’engagement et de cohésion au sein de l’équipe, mais qui est aussi génératrice de créativité et d’originalité !

L’Agilité a comme pour principal objectif de remettre l’humain au centre des projets et redonner confiance aux personnes : il est parfaitement normal de se tromper ! Le tout est d’en prendre compte et d’apprendre de ses erreurs afin d’être dans l’amélioration en continu.

 

Alors, prêt à vous mettre à l’Agilité ? N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences !

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez jeter un œil au livre The people’s scrum de Tobias Mayer et au site Scrum Alliance (www.scrumalliance.org) !

 

Bonus ⭐

Petit lexique pratique de l’Agilité par Baptiste Lecocq

Les rôles

  • Product Owner (PO) : personne qui va être garante de la partie métier d’un produit, littéralement le détenteur du produit.

  • Scrum Master : personne qui va être garante que le Scrum soit bien appliqué (Exemple : Est-ce que l’équipe de développement n’a pas de problème ?)

Les rituels

  • Sprint : découpage en itérations du projet, une itération dure maximum 1 mois et peut durer 1 semaine, 3 semaines… Le but est de démontrer ou délivrer quelque chose à la fin du sprint.

  • Daily Meeting : réunion quotidienne qui permet de connaître l’état d’avancement sur le sprint en cours. On réfléchit à ce qu’on a fait hier, qu’est-ce qui pourrait permettre de réussir ce sprint, qu’est-ce qui pose problème…

  • Sprint Retro : qu’est-ce qui fait qu’on a réussi ou, au contraire, échoué ? Il s’agit de capitaliser sur ce qui a fonctionné ou non afin de s’améliorer.

  • Sprint Review (ou démo) : il s’agit de montrer au client ce qui a été fait (même si ce n’est pas le produit fini !) afin de savoir s’il est satisfait ou non, toujours dans le but de s’améliorer.